lundi 2 mai 2016

Se former par apprentissage après 25 ans c'est possible!



Nos formations aux métiers de l’agriculture sont majoritairement proposées aux jeunes de 16 à 25 ans par le biais du contrat d’apprentissage, mais savez-vous qu’elles sont aussi accessibles aux personnes de plus de 25 ans dans le cadre du contrat de professionnalisation ?



Tout comme le contrat d’apprentissage, le contrat de professionnalisation  est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié. Son objectif est de permettre à l’apprenant de suivre un enseignement théorique et pratique pour acquérir une qualification professionnelle.




Comme nos apprentis, les stagiaires en professionnalisation sont initiés à la théorie en centre de formation et mettent leurs connaissances en pratique lors des périodes en entreprise.  Comptabilisées dans le temps de travail, les heures passées en classe sont aussi rémunérées par l’employeur.  Le montant varie en fonction de la qualification et de l’âge du bénéficiaire :





La formation par l’alternance est un excellent vecteur d’insertion professionnelle, qui plus est dans le secteur agricole, l’un des plus dynamiques de notre département.

Bien que la rentrée en formation au CFA Agricole ne se fasse que courant octobre, il est recommandé de commencer dés le mois de mai à chercher un employeur. Comme dans le cas d'une recherche d'emploi conventionnelle, décrocher un contrat de professionnalisation ou d'apprentissage prend en général plusieurs mois.
 


 

vendredi 8 avril 2016

Découverte des méthodes alternatives de lutte contre le ver de la grappe

Lundi 4 avril 2016 une trentaine d’apprentis de la filière viticole du CFA Agricole de l’Aude ont cheminé vers le Minervois. Ils se sont rendus dans les vignobles de la Livinière, encadrés par leurs formatrices Isabelle Lagarde et Agnès Français ainsi que le directeur du centre Christophe Picard. Nos futurs vignerons sont venus prêter main forte à la Cave Coopérative Alliance Minervois pour la pose des pièges à phéromones dans les vignes. Une excellente occasion pour eux de découvrir par la pratique les méthodes alternatives de lutte contre les ravageurs de la vigne.

Anticiper pour mieux protéger

Le ver de grappe est un lépidoptère dont les chenilles commettent des dégâts plus ou moins importants sur les ceps de vigne. Qu’il s’agisse de l’Eudemis ou de son cousin le Cochylis, la première génération de larve éclot entre début avril et fin mai. Les chenilles voraces se délectent des boutons floraux et dévore les pièces florales. Même si cela peut conduire à un dessèchement des boutons, les dommages restent négligeables. Il n’en va pas de même pour les ravages occasionnés par les larves de la deuxième génération. Ces dernières s’attaquent aux grains de raisin qu’elles perforent. Il en résulte un écoulement de jus qui favorise la pourriture des grappes.
La confusion sexuelle générée par cette méthode de lutte biotechnique permet d’éviter la prolifération de cet insecte en saturant les environs de phéromones sécrétés par les femelles. Les papillons mâles éprouvent alors beaucoup de difficultés à localiser les femelles et les accouplements deviennent donc très rares.

Les chantiers pédagogiques : échange de bon procédés

Pour que cette méthode alternative soit efficace, il est nécessaire de poser les pièges à phéromones un peu avant la période de vol de la première génération. La surface minimale pour ce procédé de lutte biologique est de 10 hectares. Il est nécessaire aussi de piéger les vignes de façon continue sans en oublier les abords. Ainsi, il faut positionner un piège tous les 5 pieds de vigne. Un vrai travail de titan pour les viticulteurs de la Cave Coopérative Alliance Minervois. En effet, c’est une superficie de plus de 350 ha qui devait être équipée de diffuseurs! Le renfort de nos apprentis a permis aux vignerons de voir le travail vite abattu et en retour nos apprentis ont beaucoup appris. Qu’ils soient issus du Bac Pro CGEA Vigne et Vin ou du BTSA Viticulture et Oenologie, ils ont été ravis de rencontrer les techniciens, les responsables de la cave et les viticulteurs. Une occasion supplémentaire pour eux d’échanger avec des professionnels  sur les questions liées à la sélection et à la vinification des raisins de cette zone.

Encore un grand merci pour l’accueil réalisé par la SCAV Alliance Minervois et un grand bravo aux apprentis pour leur professionnalisme.

mardi 9 février 2016

Une certaine approche globale du vignoble


Afin de mieux comprendre comment les viticulteurs prennent leurs décisions, les apprentis et stagiaires de la formation BPREA option viticulture suivent un module d’Approche globale de l’exploitation viticole. Dans ce cadre, ils ont eu l’occasion de visiter deux types d’exploitation : la première, située sur l’appellation de Limoux est en cave coopérative contrairement à la seconde, basée à Bagnoles dans le Minervois qui possède une cave particulière et pratique la vente directe.


L’approche globale de l’exploitation est l’étude des décisions et des actions conduites par un exploitant en tenant compte de son environnement et de ses objectifs finaux. Car l’exploitation agricole est un système complexe, beaucoup de facteurs entrent en jeu dans son fonctionnement (famille, bâti, foncier, activités…). Pour nos stagiaires, il est primordial de mieux comprendre comment les liens se tissant entre les différents domaines et les objectifs de l’agriculteur agissent sur la prise de décision puisque d’ici quelques mois, beaucoup d’entre eux seront décisionnaires sur leur exploitation.

C’est lors d’un matin frileux de novembre que nos futurs exploitants, encadrés par leurs formateurs Mme Cathala et M. Leroy, ont rencontré M. Xavier Canal au milieu d’un paysage bucolique.



Viticulteur depuis 2010 et ancien stagiaire de la formation BPREA, Xavier Canal est à la tête de 12 hectares de vignoble. Il raconte avoir succédé à son père sur l’exploitation familiale. Double actif, il est revenu sur son parcours, son choix de retourner aux sources ainsi que les atouts et contraintes du métier de viticulteur à son échelle et dans sa zone de production.

Situé sur Limoux, il a fait le choix de rester adhérent de la cave coopérative Sieur D’Arques qui a sélectionné sur son exploitation une parcelle en « Toques et Clocher » ce qui caractérise un terroir exceptionnel et des pratiques culturales exemplaires

Malgré le froid et le vent, le récit de M. Canal a su retenir l’attention des stagiaires et apprentis qui se sont montrés concentrés et curieux


L’après-midi, nous nous sommes déplacés plus au nord du département, dans le Minervois, pour rencontrer M. Bertrou au Domaine Parazols à Bagnoles.

Ce domaine est en cave particulière depuis 2003 sur deux zones d’appellation, Minervois et Cabardès.

La famille Bertrou s’est fait connaitre grâce à leur cuvée « Mi ange, Mi démon ».

Aujourd’hui, cette famille exploite 45 ha de différents cépages qu’elle vinifie dans la cave construite de leurs mains en plusieurs étapes.

Le père, Jean Marie Bertrou sillonne la France pour présenter les différentes gammes des produits du Domaine sur les salons et créer ainsi de nouveaux débouchés. Les deux fils travaillentsur l'exploitation et encadrent le personnel aussi bien au vignoble, qu'à la cave et aux expéditions.

Deux visites et deux temps forts qui ont permis à nos stagiaires et apprentis d’être confrontés à des approches de l’exploitation viticole très différentes. A leur retour, ils ont pu faire un travail d’analyse sur les projets de développement de chaque intervenant.

lundi 25 janvier 2016

Des apprentis commerciaux à l'Ouest !


C'est en Bretagne qu'en ce mois de janvier, les BTS technico-commerciaux en vin et spiritueux du CFA Agricole Charlemagne de Carcassonne ont posé leur valise et leur cartable durant une semaine. En effet, dans le cadre de leur formation, ils ont pu perfectionner leurs connaissances en boissons comme le cidre, la bière ou les whiskies.
L'objectif était aussi de comprendre les enjeux d'une activité touristique pour une entreprise de production ainsi de que mieux appréhender les enjeux dans les relations producteurs-distributeurs. Partout l'accueil a été chaleureux et professionnel. Le but pour ces apprentis était d'avoir une réflexion et des connaissances supplémentaires leur permettant d'enrichir l'offre commerciale de nos entreprises viticoles locales.

lundi 4 janvier 2016

Montpellier : Journée régionale autour des troubles DYS


Le CFA Agricole de l'Aude témoigne de son expérience autour des troubles « DYS » en formation par apprentissage... 





La référente TH, Blandine GALEA et le Directeur du CFA, Christophe PICARD ont participé et témoigné à l'occasion de la Journée régionale organisée par la plateforme « Synergie Handicap » le 18 novembre dernier à Montpellier. Plus de 120 professionnels étaient présent à cette journée : formateurs, référents handicap, directeurs, conseillers d'orientations, référents de parcours...


Dans un premier temps et à travers le témoignage de jeunes en vidéo, les professionnels de l'équipe du Centre de Rééducation de l’Ouïe et de la Parole (CROP) Paul Bouvier ont mis l'accent sur les trois grandes catégories qui entrent dans les troubles « DYS ».
La dyslexie : troubles spécifiques à l’acquisition du langage écrit.
La dyspraxie : troubles spécifiques au développement du langage oral
La dysphasie : troubles spécifiques au développement moteur et/ou des fonctions visuo-spatiales

Si ces dysfonctionnements cognitifs sont à différencier d'un retard, les personnes porteuses de ces troubles sont dans des situations handicapantes tout au long de leur vie. Ces troubles touchent de 6 à 8% d'une classe d'âge. Heureusement, ils sont de mieux en mieux repérés, connus et pris en compte dans la scolarité.

Dans un second temps, les référents handicap et insertion de 4 CFA de la région ont partagé leurs expériences sur l'identification et la prise en charge des troubles « DYS » dans les étapes d'accueil, d'accompagnement par la formation et d'insertion professionnelle dans leur centre de formation par apprentissage respectif.

A travers ces témoignages et l'expérience acquise au CFA Agricole de l'Aude, l'accueil et l'accompagnement individualisé de jeunes apprentis en situation de handicap ou porteurs de troubles de l'apprentissage demeure plus que jamais une des priorités de l'établissement. 



Retrouvez toutes nos formations sur notre site internet

vendredi 11 décembre 2015

Construire un projet professionnel? Cap ou pas cap?

Pilotée par la Région Languedoc-Roussillon une session de l'Ecole de l'Apprentissage (ECAP) a été ouverte au CFA Agricole de l'Aude sur Carcassonne. Destiné aux jeunes de 16 à 26 ans, ce dispositif a pour objectif de renforcer l'égalité des chances en offrant aux publics les plus éloignés de l'emploi la possibilité d'enclencher une dynamique d'insertion professionnelle par la voie de l'apprentissage


Pendant 3 mois, nos jeunes gens ont été accompagnés pour définir un projet professionnel au plus près de leurs goûts grâce aux outils du Centre de Bilan du CFPPA des Pays d'Aude mais aussi par le biais de plusieurs stages.

Ces périodes en entreprises sont essentielles dans le parcours puisqu'elle donne aux stagiaires une bonne opinion du métier envisager, elle offre une occasion d'acquérir de nouvelles compétences mais surtout, elle permet aussi aux jeunes de faire ses preuves en vue de la signature d'un contrat d'apprentissage.

L’école de l'Apprentissage a cette année porté ces fruits au delà de nos espérances puisque nos 10 stagiaires ont tous un objectif à la fin du dispositif prévue à la fin de la semaine.

Ainsi, deux stagiaires ont été orientés vers le CFA de la CCI avec un contrat d'apprentissage en poche, l'un en CAP cuisine fera son apprentissage à l'Histoire Gourmande, tandis que l'autre, en CAP vente a signé avec Intermarché.

Les rangs de nos apprentis agricoles ont vu leurs effectifs augmentés de deux personnes. L'un en BPREA et l'autre en CAPA métiers de l'agriculture via le CFAS mais tous deux en spécialité viticulture.

Un jeune homme est entrée en formation pour obtenir le titre professionnel d'agent de propreté et d'hygiène, tandis qu'une jeune fille a signé un CDD à la poste en attendant d'intégrer le BTS économie familiale et sociale en septembre 2016.

Pour d'autres, l'entrée dans la vie active s'est avérée encore un peu précoce, mais cela est une bonne chose puisque chacun envisage une reprise d'étude.
  • un jeune homme a intégré la 2de général à Jules Fil
  • une jeune fille entre dans un nouveaux dispositif de la MLI pour effectuer de nouveau stage et anticiper ainsi son entrée à La Roitière pour être monitrice-éducatrice.
  • une jeune fille entre en formation à la photographie grâce aux financement de la MLI
Bref un bilan plus que positif, du à un suivi sérieux de nos équipes et à une grande motivation de nos stagiaires. Il y a fort à parier que cette action sera reconduite l'année prochaine.